Lors du début du parcours du combattant qu'est la scolarisation d'un enfant handicapé, un question nous a été posée.
Je ne me souviens plus qui nous a posé cette question: "comment défineriez-vous votre fils?".
Mon épouse a simplement répondu; "comme un enfant de trois ans, avec des roulettes".
Ca commençait donc pas trés bien. Nous avons du justifier pourquoi notre enfant méritait d'accéder à l'école de la république, au même tire que tous les autres.
Le principal étant que nous avons réussi à obtenir une scolarisation avec la condition d'obtention d'une AVS (auxiliaire de vie scolaire) et ce trois matinée par semaine. La loi de février 2005, nous pouvons nous assoir dessus.
Dire que nous avons passé un bon été, en se disant que Luca irait à l'école comme tous les autres.
C'était mal connaitre l'éducastration nationale.
Par Lydéric
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En fait de première semaine, ce fut une matinée amputée.
En effet, la directrice, et maîtresse (pardon, professeuse des écoles) a refusé Luca lors de la rentrée.
Elle voulait à la base faire rentrer Luca une semaine aprés les autres, pour expliquer aux enfants (de trois ans, premiére année de maternelle) le fauteuil roulant et le handicap. je ne ferais aucun commentaire, je risquerai d'être encore plus désagréable que d'habitude.
Mon épouse a du se battre pour qu'il soit pris jeudi, la condition posée par la directrice étant qu'e nous arrivions à neuf heures, le fait que je bosse et que ma femme travaille de nuit, donc ne dormirait pas ce jour-là (faut aller le chercher à 11h30) n'a absolument pas ému cette chére directrice.
En fait de volontée de faire démarrer Luca plus tard, c'était de la trouille face au handicap.
Quand elle a vu notre fils, elle a paru rassuré.
Cette première matinée s'est bien passé (Luca n'ira pas à l'école les vendredi matin, pour cause de soins), il a pu découvrir son AVS (Aurélie), sa classe, ses camarades.
Nous verrons ce que cela donnera par la suite.
Par Lydéric
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Bonsoir,
Ca aurait pu être pire.
Tous ça pour dire que nous avons été surpris. Une fois l'apréhension de la maitresse passée, ça va mieux. Elle a l'air plus ouverte. Elle ne regarde pas Luca comme un monstre, ni comme un débile.
Les parents aussi s'habituent à la vision du fauteuil roulant le matin. Je m'y fais encore bousculer dans le couloir de l'école, mais fauteuil roulant ou pas, c'est de l'incorrection, seuls eux comptent. Je ne connaissais pas l'école (sauf mes souvenirs), j'ignorais que les gens étaient si égoîstes, ils veulent être les premiers à la grille, quitte à bousculer des mômes. En plus, ils ne s'excusent pas auprés des mômes, manquerait plus que ça. Mais dés qu'il s'agit de leur propre rejeton, rien n'est trop beau pour eux.
Enfin, je savais quand même que le pays des bisounours n'existe pas.
Voilà.
Sinon en alalnt faire des courses en rentant du taf, y'avait plein de cons garés sur les places handicapés, sans macarons, cela devait être les parents de ce matin.
Par Lydéric
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Ce matin, 8h10, coup de fil de la directrice.
"L'AVS est absente, Luca ne pourra pas venir"
Ca commence bien, encore une fois, les textes de lois sont bafoués.
Vu mon insistance, Luca est allé à l'école de façon "exceptionnelle".
Va vraiment falloir se battre pour faire appliquer un semblant de loi.
Par Lydéric
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